La caravane Spacebus, conduite Baïdy Demba Diop, le chargé des formations de l’Association sénégalaise pour la promotion de l’astronomie (ASPA) et coordonnateur pédagogique national des Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) était hier, lundi 5 mai 2025, à Bambey. Cette caravane Spacebus a pour objectif d’amener les enfants écoliers à aimer les sciences.
La ville de Bambey est la 15ème étape de la caravane Spacebus, lancée par le chef de l’Etat, Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le 6 avril dernier. Baïdy Demba Diop, le chargé des formations de l’Association sénégalaise pour la promotion de l’astronomie (ASPA) et coordonnateur pédagogique national des Sciences de la Vie et de la Terre (SVT), explique que «c’est une caravane de sciences qui a pour objectif général d’amener les enfants à aimer les sciences. En 2015, on avait tenu la première caravane dans 7 régions du Sénégal, en 17 étapes. Et il y a eu tellement de retours positifs qu’on s’est dit qu’il faut aller vers toutes les régions du Sénégal. Au lieu de 7, on a décidé de faire toute les 14 régions du Sénégal, en 25 étapes».
Baïdy Demba Diop informe que «Nous avons fait, depuis la cérémonie de lancement, les localités que sont Thiès, Louga, Saint-Louis, Podor, Ourossogui, Matam, Tambacounda, Kédougou, Vélingara, Kolda, Sédhiou, Kaolack, Kaffrine, Diourbel, Khombole et Bambey». Au programme de la caravane, précise-t-il, «il y a des expositions dans des domaines scientifique ; des présentations en robotique, en intelligence artificielle (IA), en astronomie, en physique amusante. Il y a aussi la réalité physique augmentée avec les casques qui vous plongent dans une fusée, comme si vous y étiez réellement, et qui amènent dans la Station spatiale internationale».
Le coordonnateur pédagogique national des SVT déclare que «tout est merveilleux. Mais nous n’avons pas comme objectif d’émerveiller, mais de les amener à aimer. Nous avons besoin de constructeurs de drones ou de robots, au lieu de les acheter à l’extérieur. Il faut que la substance grise de ces enfants soient secouée ou stimulée. Et, parmi eux, qu’il y ait des ingénieurs, des médecins, des techniciens de haut niveau, pour essayer de booster le pays à se développer. Il y a plus de 80% de littéraires au Sénégal contre moins de 20% de scientifiques».
Selon le chargé des formations de l’ASPA, l’Etat, les enseignants et la communauté ont chacun un rôle important à jouer. «Il s’agit, en ce qui concerne l’Etat, d’aider les établissements et les laboratoires à s’équiper. En ce qui concerne les enseignants, il s’agit d’aider les élèves à aimer les sciences et de les maintenir dans les séries scientifiques, mais aussi à la communauté de veiller sur l’entretien et la propreté des écoles».
Le secrétaire général de l’Inspection de l’éducation et de la formation (IEF) de Bambey, Mamoune Moussa Sy, l’Inspecteur de l’éducation par intérim soutient que «nous initions aujourd’hui nos enfants aux sciences dès la classe du CI, avec ce qu’on appelle «Initiations scientifiques et technologiques». Dans le nouveau paradigme décliné par les nouvelles autorités, au regard de l’agenda «Sénégal 2050», l’enseignement des sciences a son pesant d’or dans les enseignements-apprentissages».
L’IEF de Bambey d’assurer : «nous voulons orienter beaucoup de nos enfants vers les séries scientifiques. Les séries scientifiques ont fait leurs preuves. Pour toute science, il faut s’appuyer sur une théorie. C’est pourquoi, dit-il, les sciences occupent une place importante dans les enseignements-apprentissages. Nous sommes dans un pays où l’on parle de pétrole et de gaz ; si nous ne formons pas nos enfants dans des séries scientifiques, dans 20 ans 30 ans, nos enfants seront des tacherons dans ce secteur du pétrole et du gaz ; alors que nous voulons des ingénieurs et des techniciens supérieurs», a-t-il conclu.
Adama NDIAYE

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