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Maria Elisa Quinteros (G) aux côtés d’Elisa Loncon et Jaime Bassa, après son élection à la tête de l’assemblée constituante, le 5 janvier 2021.AFP – JAVIER TORRES
Après une journée longue et agitée mardi, l’assemblée constituante a finalement élu mercredi sa nouvelle présidente et son nouveau vice-président. Tous deux sont à l’image de cette Assemblée constituante qui lors de son élection l’an dernier tranchait avec le reste de la classe politique. Ils dirigeront les débats jusqu’à la fin des travaux de l’assemblée constituante, en juillet. Le but est de remplacer la Constitution actuelle, héritée de la dictature.
Avec notre correspondante à Santiago du Chili, Justine Fontaine
Après huit votes infructueux mardi, les élus de l’Assemblée constituante se sont finalement mis d’accord mercredi sur le nom de Maria Elisa Quinteros pour présider la constituante. Féministe, écologiste et de gauche, cette spécialiste en santé publique est entrée dans l’hémicycle l’an dernier grâce au soutien d’assemblées de quartier nées après le mouvement social de 2019, contre les inégalités.
Juste après elle, Gaspar Dominguez, un médecin de 33 ans, de centre-gauche, a été très largement élu vice-président. Il est le premier gay à accéder à un poste politique aussi élevé au Chili.
Renouvellement
Le duo ne faisait pas partie des favoris, mais Maria Elisa Quinteros et Gaspar Dominguez symbolisent à plusieurs titres le renouvellement de la classe politique en cours dans le pays, après de nombreux mouvements sociaux ces dernières années. Ils vivent hors de la capitale, ne militent dans aucun parti politique, ne s’étaient jamais présenté à une élection avant l’an dernier et ont moins de 40 ans.
Ils succèdent notamment à l’universitaire autochtone Elisa Loncon. Tous deux devront diriger les débats jusqu’en juillet et aider les différents groupes de la constituante à parvenir à des accords transversaux pour la nouvelle Constitution. Les premiers articles pourraient être adoptés le mois prochain. Et le texte final devrait être soumis à référendum en septembre.
Le nouveau texte devrait être plus proche de la sociale-démocratie, et le Chili pourrait ainsi s’éloigner du modèle économique néo-libéral hérité de la dictature du général Pinochet.

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