INCERTITUDES DES LOCALES ET ANACHRONISME DU LABEL DE LA GESTAPO OU LA VICTOIRE À LA PYRRHUS ? PAR AHMADOU DIOP CPC.

  Y aura-t-il cette fois-ci des municipales apaisées, transparentes, démocratiques, libres et indiscutables, le 23 janvier 2022 au Sénégal, ou  au contraire s’agira-t-il tout simplement d’un remake mortifère, qui passera comme une lettre à la poste ?
Tout porte à le croire, à moins que l’on applique la sacro-sainte  loi, selon laquelle « ku muss ren demb danula  naxoon ». Pas si sûr qu’on le croit. Ce n’est pas une première, tant s’en faut. Rien n’est nouveau au soleil  et  tout  continue au contraire, pour que rien ne change  absolument d’un iota et dans le sens des progrès exponentiels.  On ne le dira jamais assez, car en Afrique, le suffrage universaliste,  tel qu’il est conçu, est une affaire de banditisme  et d’escroquerie en bande organisée, dans lequel l’issue des scrutins de pacotille se joue dans la cour des voleurs.
 En politique, selon les consciences abîmées des autocrates plouques, dévergondés, déclarés-non éclairés, le pouvoir autoritaire et la trahison sont  par définition, un Moyen d’oppression, de Chantage, de Jouissance et de Pression,  et, ce sans état d’âme, ni vertu, ni éthique, ni équité. Comme on dit, celui qui tue par les armes, périra par les armes. Tout traitre, sera lui aussi trahi tôt ou tard à un moment ou à un autre. C’est la règle de la nature humaine.
 Revoilà encore l’acrobate, le démon, l’usurpateur, le traitre en chair et en os, le planificateur-manipulateur – le réalisateur himself  réécrit d’avance le scénario des films, revient avec ses sabots, remet encore le couvercle, garde tout seul dans son appendice, le double fichier électoral controversé,  fixe le tempo et plaide pour sa propre personnelle, bride son bazar, et ce par devers.
Pour rappel, à propos de la parodie présidentialiste de 2019, j’écrivais et martelais  ceci : sans l’éclairage du fameux fichier ombrageux de la discorde à la place publique, c’est comme aller à la guerre et la perdre de facto, puisque les dés sont déjà pipés. Sans être un devin,  ni un presdigitateur, mes prédictions ont eu lieu.  Pour cela, le pédigrée de l’imposteur,  le tonnant versatile, ou le Violeur – Casseur du Siècle au Sénégal tranche tout seul, en imposant ses propres règles décousues, confiscatoires à la démocratie et aux libertés  fondamentales.
  À l’époque des faits têtus, je titrais dans mon blog et dans le site internet sunuker.com : « Et si demain, Abdoulaye Wade avait raison » ? Par Ahmadou Diop.
Abdoulaye Wade, le Pape du Sopi, a jeté un pavé dans la mare ; prédit orbi et urbi, au premier tour  lors du 24 février 2019, la victoire préfabriquée de Macky Sall  avec un score de  55% ou 65%,  Les mal intentions programmées du planificateur, incorrigible,  disent en long  sur  l’opacité manifeste du fichier électoral.

Toutes ses sorties [Abdoulaye Wade] créent systématiquement un cataclysme généralisé tant au niveau du paysage politique, qu’à l’échelle nationale.

 Et si par extraordinaire, demain, sa prédiction se réalisera, quelle sera donc la réaction de l’opinion publique sénégalaise, indignée ?  L’histoire le démentira-t-il, ou  au contraire, lui donnera raison ?  Wait and see ! Qui vivra, verra !

 Les sénégalais n’ont pas encore voté, Macky Sall, le peureux en transe, le traitre mortifère au mépris abyssal, avertit, menace et nous déclare encore  la guerre : » Ma victoire au premier tour est inévitable et personne, personne, ne pourra l’empêcher ».  Des preuves  et des  signes avant- coureurs  promontoires, qui  n’augurent rien de bon.

Pour  arriver à ses fins de basse besogne et on ne sait pour quelle raison alambiquée, il déterre en toute circonstance  la hache de guerre contre vents et marées  et les vieux schémas décriés, à la seule fin de se croire  le seul  maître à bord.

Macky Sall a supprimé le poste de premier ministre et cloué aux vestiaires sa garde rapprochée, immédiate. Laquelle est forcée de renoncer par  abdication et par consentement réactionnaire, pour les prochaines locales à date  échue, toutefois elles auront lieu.

Certains  d’entre eux  se contentent, la  mort dans  l’âme du  rôle de piètre qualité, que  l’abruti veut bien leur accorder.  En revanche, les plus fidèles et les moins ambitieux sont revigorés. Est-ce à dire que le maître  voudra rempiler en cas de victoire à la  Pyrrhus ?

 Pourra-t-il franchir de nouveau le Rubicon et donc faire l’économie du trafic des faux passeports diplomatiques les plus graves de son magistère et auxquels s’ajoutent par extension les autres scandales burlesques et y compris  les crimes tous genres, dont il est l’unique responsable devant l’histoire ?  Force est de reconnaître que des morts suspects dans les prisons et dans les commissariats ne se comptent plus. Aucune enquête n’a été diligentée contre leurs auteurs.

 La vie et la sécurité des prisonniers dépendent de leurs geôliers et non des encellulés eux-mêmes. L’état ne doit pas avoir le monopole de la violence. Sans le peuple, il n’existe pas. Le label de la Gestapo inverse les preuves.

Rappel,  le 1 février 2019,  j’ai écrit un article  intitulé : «  Chronique-  Gangstérisme d’état/QG PASTEF/ou le prélude à un Hold-up Électoral Face au Droit International » ? Par Ahmadou Diop.

Est-ce donc  le cas  de Ousmane Sonko auteur du brûlot  “Pétrole et gaz du Sénégal : chronique d’une spoliation” ? Je le crois en toute conviction. Et pour cause.

Après des  insultes à répétitions et sans répit,  surtout  la semaine dernière, saccage du QG PASTEF par des hommes armés de haches  et de machettes, dans la nuit du mercredi 23aujeudi 24 janvier  2019, ont cassé tout ce qu’il y avait comme outils et mobiliers, ordinateurs, tables, chaises, à un mois de la présidentielle de 2019.   

Quels sont les dessous de  l’hystérie  et  la violence de la république du far west  contre  l’ancien inspecteur des impôts ?  J’ai peur pour sa vie qui est en danger. Quel est donc le secret  cataclysmique « du Sonkisme » dévastateur pour  faire sauter les verrous, au point que le leader pastef suscite un mépris abyssal,  donne du fil à retordre, au pouvoir clanique, et  qui  l’empêche de dormir ? La bande de racailles ne dort plus  ne sait plus  où se donner  de  la tète ?

Les milices nous donnent la mesure d’un bazar des criminels  n’excellant que dans les invectives et les coups bas.

 Rebelote comme si rien n’était.  Les dérives du pouvoir autoritaire se multiplient, et se corsent à un rythme effréné au fur et à mesure que l’on s’approche des municipales. Il y a plusieurs jours, attaque du convoi  de  Sonko par des partisans de Doudou ka, qui agissent en toute impunité, en toute circonstance au doigt et à l’œil du principal commanditaire  direct,  Macky  Sall ne peut pas ignorer ce casus belli. El haji Ndiaye met en  garde Macky Sall.  C’est une vérité absolue à prendre au sérieux.

Je le répète et je le martèle. Alors, le très bavard autocrate, qui excelle davantage par ses coups tordus et par ses ratonnades impulsives, en cascades, est  le principal  commanditaire comploteur de ce qu’il est convenu d’appeler, désormais  l’Affaire d’état /Aji Sarr, veut cacher à tout prix  et  blanchir et laver à grande eau et à bras raccourci, les morts par balles réelles à la pelle de sa police  ( 15 victimes au mois de mars dernier ), y compris la longue liste macabre incommensurable  dans les commissariats et prisons, dont Abdou Faye. Bassirou Faye, Fallou Sène, Fatou Matar Ndiaye etc. C’est bizarre et suspect !

 Les victimes sont-elles devenues des agneaux du sacrifice, ou des offrandes mystiques ?  Tout est possible, car tout y est, n’est –ce pas ?

À quelque mois des locales, l’escroc de classe exceptionnelle décrète sur mesure, Keur Massar, 46 ème département du Sénégal pour des raisons de politique politicienne. L’arbitraire et la tyrannie se prolongent  sur les locales qui sont quelque peu crédible : découpage administratif autoritaire «  tong tong  ndakrou », la capitale sénégalaise.

L’infatigable oppresseur n’a qu’une obsession sur Ndakarou, la Grande dame, la plus emblématique, est tant convoitée, la plus courtisée.  C’est une course à l’échalote.  Qui perd la Capitale, St Louis, Thiès, Kaolack et Ziguinchor, perd tout le reste.

Comme le rapportait une certaine presse corrompue, qui est sous la remorque du régime fantoche, arrimé à la charte de l’impérialiste,  il y a bientôt un an, le président de la république ne peut pas se permettre de perdre Ndakarou, la Capitale.  Nous sommes donc dans une dictature, qui tourne comme jamais à pleine régime.

Que dit l’article 27 de la constitution ? Article, 27- (loi constitutionnelle n°2016-10 du 05 avril 2016).La durée du mandat du président de la république est de cinq (05 ans). Nul ne peut exercer plus de deux (2 mandats) consécutifs.

 Du haut de son rang et par son ignorance ringarde sur les affaires de la cité, l’anachronisme du label de la gestapo se dégonfle et distingue par son impunité abrasive, manifeste,  fait ses choix saugrenus,  et ce  par ses manières aléatoires et  dans le secret des dieux, qu’on lui connaît, veut  non  seulement  à tout prix imprimer sa marque digitale, mais tient mordicus à mettre en orbite ceux qui doivent candidater ou non, comme si le capharnaüm enjolivé en vase clos, est un legs divin ou une entreprise unipersonnelle, familiale ; ce qui est déjà le cas avéré et à l’instar des tyrans africains.  Car il n’est pas le seul.  Et qui donc  l’arrêtera ?  À bon entendeur, salut !


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