rfi
Au Kazakhstan, le contingent militaire mené par la Russie a débuté ce jeudi son retrait du pays. Une cérémonie solennelle de départ réunissant des soldats de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), alliance militaire menée par Moscou, s’est déroulée dans la matinée à Almaty. Derrière les félicitations d’usage, ont pointé quelques tensions aussi entre la Russie et le Kazakhstan.
avec notre correspondante à Moscou, Anissa el Jabri
« L’opération du maintien de la paix est finie les tâches ont été accomplies » : la phrase est du général russe Andreï Serdioukov, le commandant du contingent d’un peu plus de 2000 soldats, russes, biélorusses, arméniens, tadjikes et kirghizes qui doivent être tous repartis le 22 janvier.
► À lire aussi : pourquoi le pouvoir a pris le risque de faire intervenir la Russie (analyse)
La sécurité des infrastructures et des bâtiments va revenir à nouveau aux forces de l’ordre kazakhstanaises.
Ce retour à la normale se fait sur fond de légères frictions entre les deux pays. Le profil du nouveau ministre kazakhstanais de l’Information, ne plaît pas à tout le monde. « Il est russophobe », accusent certains médias et responsables en Russie. Sont rapportés des propos critiques du 9 mai, lors des commémorations de la Seconde guerre mondiale, ou cette adresse qui aurait été faite à la minorité russe du pays : « n’oubliez pas que vous n’êtes pas des autochtones ».
Le ministre en question a demandé à ne pas être diabolisé mais trop tard : le patron de Roscosmos, l’agence spatiale russe, lui a conseillé de ne pas se rendre à Baïkonour, la célèbre base spatiale soviétique, aujourd’hui louée par la Russie au Kazakhstan jusqu’en 2050.

Laisser un commentaire