L’axe Keur Martin – Wakhal Diam : un casse-tête pour les usagers

La jeunesse des localités situées le long de l’axe Keur Martin -Wandiana -Wakhal Diam ont tenu ce week-end un point de presse pour fustiger l’état catastrophique de cette route latéritique avec son lot de conséquences . Le renversement la semaine dernière d’un véhicule de transport en commun appelé « horaire » sans faire de victime a fini par accentuer la colère des populations.

Selon Saliou Thiaw de la commune de Diarrere « la situation qui sévit au niveau de cette route est extrêmement dangereuse et le collectif pour le bitumage de cet axe est entrain de prendre des situations. Au delà des dégâts matériel, la situation sanitaire est également préoccupante. Les maladies cardiovasculaires pullulent dans la zone avec la poussière ocre que respirent quotidiennement les populations qui sont présentement dans le désarroi ».

Toujours sur l’état catastrophique de cette route, Mamadou Dieng ajoute « la situation est visible d’elle-même avec des grands trous, des rivières et des pierres de grande taille. Les voyageurs de cet axe n’osent plus s’habiller correctement parce que arrivé à destination tout le monde saura que vous venez de Keur Martin. S’il y’ avait malheureusement de victimes avec le renversement de ce car, les autorités allaient jouer le rôle de médecin après la mort avec leur cortège de présentation de condoléances ».

Parmi les plus grands victimes de cette itinéraire figurent les chauffeurs et transporteurs. « Je suis chauffeur et j’ai trouvé cette route à cette état depuis ma naissance. On ne peut pas faire un voyage aller retour Keur Martin Diohine sans passer par le mécanicien. Depuis 20 jours mon véhicule est au garage alors que je suis un père de famille qui ne compte que sur le transport. Aucun transporteur ne veut mettre à disposition un véhicule pour un chauffeur de cette axe. Beaucoup d’autorités empruntent cette route sans réagir. Certainement qu’elles ne vivent pas la même galère que nous avec leurs belles caisses » se désole Ibrahima Diouf porte-parole des chauffeurs au nom de leur président Djerri Cissé.

Revenant à la charge le collectif tient à rappeler l’historique sur cette voie de communication qui traverse les communes de Tattaguine et de Diarrere. « En 2012, Macky Sall candidat à l’élection présidentielle avait promis de bitumer cette route une fois au pouvoir et toujours rien . En 2015, lors du conseil ministériel tenu à Fatick, il avait réitéré sa volonté du bitumage de cette route. En 2019, toutes les populations ont été conviée à Keur Martin lors de la pause de la première prière du bitumage toujours de cette itinéraire. Jusqu’à présent rien. Nous savons tous que le gouvernement n’est pas prêt à réaliser cette route. À la veille d’élections, les autorités envoient des citernes et des engins de construction de route pour bluffer les populations. Après les élections, nous ne voyons plus rien. Nous demandons aux populations de prendre maintenant leurs responsabilités car ces autorités ne sont là que pour leur propre intérêt » avertit Saliou Thiaw .

Au delà de l’état chaotique , les populations réclament des ralentisseurs à Keur Martin afin de dissuader les chauffeurs qui traversent la route nationale à grande vitesse. Au moment où le collectif tenait son point de presse, un jeune garçon a été renversé par un véhicule. Heureusement que le jeune homme a eu que quelques égratignures et finalement transporté vers l’hôpital. « Nous exigeons des ralentisseurs à Keur Martin comme il y ’a en à Tattaguine, à Diouroup et même à Ndiongolor » fulmine Saliou Thiaw.


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