Le Sénégal : Bénédiction pétrolière ou Malédiction imminente ? Le pétrole est là au Sénégal.
Hier mardi, une bonne nouvelle a touché le Sénégal : le premier baril de pétrole est sorti de terre. Des applaudissements se sont fait entendre partout dans le pays. Une étape énorme sinon cruciale est franchie et les espoirs se multiplient à travers le pays. Cependant, que fera-t-on de cette manne pétrolière et gazière sortie de terre ?
La question de la gestion a traversé de nombreux services depuis 2014. Quelle part reviendra au Sénégal ? Quelles seront les retombées pour les Sénégalais ? Les questions fusent et les réponses restent incertaines.
La position géographique du Sénégal, situé en Afrique de l’Ouest avec un accès direct à l’océan Atlantique, en fait un berceau stratégique pour les réserves naturelles. Le nez du lion sénégalais a bloqué de nombreuses mines diverses. Ainsi, le pétrole, le gaz et autres ressources naturelles se disputent la priorité et la meilleure place. Mais n’oublions surtout pas les ravages observés dans d’autres pays africains où la découverte de ces ressources a souvent été un fiasco terrible. Des exemples comme le Nigeria ou l’Angola montrent comment la malédiction, des ressources pétrolières, gazières ou minières, peut conduire à des conflits ou à une corruption endémique.
Le nouveau gouvernement sénégalais envisage de renégocier les contrats existants. Actuellement, Woodside Energy extrait le premier baril, ce qui pose la question de savoir si le cadre de discussions va changer ou être bouleversé. A priori, les clauses déjà signées peuvent être améliorées, mais elles ne peuvent jamais être modifiées en substance pour celles essentielles. Se lancer dans cette politique de renégociations comporte un gros risque : le Sénégal pourrait perdre sa réputation de pays sûr et respectueux de ses engagements, ce qui pourrait faire fuir les investisseurs étrangers et constituer un véritable chantage.
Renégocier doit se faire sur la base d’une préparation rigoureuse et stratégique. Sinon, il faut s’attendre à de fortes amendes très dissuasives, les compagnies pétrolières ayant recours la plupart des cas aux tribunaux internationaux. Ces tribunaux ont la manie de donner raison aux capitalistes étrangers, ce qui pourrait être problématique. Attention à ne pas céder à la voie populaire facile, car une mauvaise gestion pourrait plonger le Sénégal dans des complications économiques et juridiques graves.
Enfin, il est crucial que le Sénégal utilise cette manne pétrolière pour développer des infrastructures durables, diversifier son économie et investir dans l’éducation et la santé afin de garantir que les bénéfices de ces ressources naturelles profitent à toute la population, évitant ainsi les erreurs commises par d’autres pays riches en ressources naturelles ou minières.
Que Dieu bénisse le Sénégal et que les prières des anciens nous accompagnent au diapason de la réussite et du succès.
Amadou Diallo

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