L’équité en santé pour les personnes handicapées : les acteurs engagent le dialogue

Le secrétaire général du ministère de la santé et de l’action sociale, Serigne Mbaye a présidé hier, mardi 3 juin une rencontre sur l’équité en santé pour les personnes handicapées. Une rencontre qui visait à faciliter un dialogue entre les parties prenantes dans le secteur de la santé et de l’action sociale dans le cadre du rapport mondial de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) sur ladite question.  

 Les parties prenantes ont engagé hier, mardi un dialogue pour l’équité dans la prise en charge sanitaire des personnes handicapées. Selon le secrétaire général du ministère de la santé et de l’action, Serigne Mbaye, venu présider la cérémonie, l’équité en santé est déjà une thématique extrêmement importante, mais quand on parle de personnes handicapées, le sens devient beaucoup plus profond. « On sait que les personnes handicapées connaissent déjà des difficultés d’intégration et d’inclusion dans leur vie de tous les jours au niveau de leur accès aux édifices, dans les structures, leurs comportements et autres » a-t-il reconnu.

Organisé dans le cadre de la référence de la 74ème Assemblée mondiale de la santé, tenue en mai 2021, à l’issue de laquelle les Etats membres ont adopté une résolution axée sur le meilleur état de santé possible pour les personnes en situation de handicap, ce dialogue garde comme objectifs la présentation des principaux résultats et recommandations du rapport de l’Organisation mondiale de la santé et de son guide d’action sur l’équité en santé pour les personnes handicapées. La présentation des défis et opportunités liés à l’inclusion du handicap dans le secteur de la santé au Sénégal.

La formulation de recommandations et d’actions concrètes pour améliorer l’accès aux services de santé inclusifs. Et l’élaboration de feuilles de route pour la mise en œuvre des recommandations et actions concrètes identifiées lors de ce dialogue. « Au Sénégal, d’après les résultats du recensement général de la population effectué en 2023, les personnes handicapées représentent 1,210,716 habitants. Malgré ce chiffre, le handicap est loin d’être une fatalité. Ce phénomène résulte souvent d’un problème de santé et de divers facteurs personnels et environnementaux » a fait savoir M. Mbaye. A ce titre, le secrétaire général du Msas a estimé que pour l’utilisation optimale du handicap, il convient d’améliorer la qualité de l’interaction entre la personne handicapée et son environnement à travers la prise en charge et la mise en œuvre de projets et programmes de développement inclusifs. « Cet objectif d’amélioration des conditions de vie des personnes handicapées est en parfaite adéquation avec le nouveau référentiel des politiques publiques. Dans ce cadre, une nouvelle lettre de politique sectorielle de la santé et de l’action sociale et un nouveau compact santé ont été élaborés. Quatre orientations stratégiques caractérisent la nouvelle lettre de politique sectorielle.

L’amélioration de la gouvernance et la digitalisation intégrale du secteur. Le développement de la prévention et la promotion de la santé. La diversification de l’offre de santé de qualité. Et enfin, le renforcement de la protection sociale » a-t-il avancé. Et d’ajouter : « ces différentes orientations stratégiques doivent s’inscrire au plan méthodologique dans une approche holistique et inclusive du regard à la transversalité du handicap ». Revenant sur les réalisations effectuées par le Msas dans le sens d’améliorer les conditions de vie des personnes handicapées, Serigne Mbaye a cité  l’adoption de la loi d’orientation sociale relative à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées de 2010,  la création de la Direction Générale de l’Action Sociale, la production de plus de 100 000 cartes d’égalité de chance,  l’inscription en 2024 dans le budget de l’Etat  d’un projet sur l’appareillage et la réadaptation des personnes handicapées d’un coût prévisionnel total de 2,4 milliards de francs CFA pour une période de trois ans.

Cependant, malgré les efforts de l’Etat et de ses partenaires, Serigne Mbaye soutient que quelques défis subsistent encore,  notamment l’adoption de l’intégralité des textes d’application de la Loi d’Orientation sociale de la vie aux handicapés, l’extension de la carte d’égalité des chances, amélioration de la communication, l’élaboration d’une feuille de route sous la supervision des services compétents du ministère de la Santé et de l’Action sociale pour la formulation d’une nouvelle stratégie de gestion du handicap dans le cadre d’une méthodologie participative.

Rappelons que ce dialogue est organisé sous l’égide du ministère de la Santé et de l’Action sociale en collaboration avec la fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées.

 

Denise ZAROUR MEDANG  

 


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