Meurtre dans une mosquée du Gard : le suspect arrêté en Italie pourrait être remis à la France « mi-mai »

D’ici là, le meurtrier présumé pourrait être transféré dans une prison offrant davantage de garanties de sécurité, notamment en raison des représailles possibles de la part de détenus musulmans, mais l’avocat s’est refusé à dire laquelle.

Mon client « s’est rendu justement parce qu’il voulait rentrer en France qui est en somme sa maison, où vit sa famille », a-t-il poursuivi, soulignant que ce dernier ne parlait « pas un mot d’italien ».

Après deux jours et demi de cavale, ce Français de 21 ans né à Lyon dans une famille d’origine bosnienne, et présenté par la police italienne comme « Olivier Hadzovic », a avoué être le meurtrier d’Aboubakar Cissé, lardé de 40 à 50 coups de couteau vendredi 25 avril dans la mosquée de la petite commune gardoise de La Grand-Combe. Caché chez des proches, l’auteur présumé avait réussi à prendre la fuite avant l’arrivée de la police.

En France, un juge d’instruction du pôle criminel de Nîmes a été saisi et une information judiciaire ouverte pour meurtre avec préméditation et à raison de la race ou de la religion.

Olivier Hadzovic a toutefois nié avoir agi par haine de l’islam, indiquant aux enquêteurs, selon son avocat, « avoir tué la première personne qu’il a trouvée » sur son chemin. « Il reste ferme sur ses déclarations » et « continue à ne pas donner une connotation religieuse à son geste », a répété son avocat mercredi, insistant sur l’état mental « extrêmement fragile » de son client qui « parle très peu ».

« Il parle en monosyllabes, il est assez bouleversé, je ne pense pas qu’il ait encore réalisé ce dont il est accusé », a relevé Giovanni Salvietti. « Le personnel médical de la prison est en train d’évaluer son état psychologique pour voir s’il y a un quelconque problème psychiatrique », a-t-il poursuivi.

Le suspect a assuré aux policiers italiens ne pas se souvenir d’avoir réalisé une vidéo de son acte. Dans celle-ci, réalisée juste après le meurtre, on le voit se féliciter, face à sa victime agonisante, et insulter la religion de sa victime.

Mardi, une minute de silence a été observée à l’Assemblée nationale, en mémoire de la victime. Ce qui ne sera pas le cas au Sénat, le président Gérard Larcher a justifié cette décision en déclarant que ce type d’hommage était réservé à « la disparition de sénateurs ou de graves événements ». « C’est un moment où il ne faut pas hystériser les choses, mais rappeler à chacun que nous avons une responsabilité d’être ensemble, de vivre ensemble et d’apporter des réponses », a-t-il déclaré mercredi sur BFMTV.

Le Parisien avec AFP


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