Les opérations de libération des espaces publics sont maintenant effectuées dans la ville de Fatick. Après l’expiration du délai, les bulldozers sont entrés en action au marché central pour désengorger les rues. A la routière comme le long de la route nationale N1 certaines cantines comme les arrêts des motos Jakarta ont été enlevés ou repoussés loin de la chaussée.
Au marché central de Fatick les commerçants surtout les femmes sont toutes dans tout leur état . « J’ai un fils unique et j’occupais cette place depuis plus de vingt ans. Je n’ai jamais vu une telle chose. Je vends des fruits et je n’ai aucun autre soutien. C’est très dure. Qu’ils nous donnent un autre site comme promis. Aujourd’hui mes mangues vont pourrir. Comment je vais faire pour rembourser mon prêt? Ma situation est la même pour toutes ces commerçantes alors que nous sommes toutes des femmes de Fatick » .
Du côté des conducteurs de motos, la colère est aussi manifeste. « Moi je ne suis pas de Fatick et j’ai laissé mes deux femmes avec mes parents. Certes la rue n’est pas un espace de stationnement mais nous n’avons pas ou garer nos motos. Que les autorités nous donnent un site de stationnement au tour du marché. Ici tous les conducteurs de Jakarta sont des pères de famille ou des soutiens. Que Dieu nous viennent en aide » prie ce Jakartamen désabusé.
A la gare routière de Fatick, les déguerpis se plaignent de leur nouveau site . « Nous sommes jetés ici comme si nous ne sommes pas des citoyens de ce pays. Ici d’ici quelques pluies supplémentaires, ça va se transformer en marigot car c’est comme un trou » regrette ce jeune homme très bouillant.
Il y’a quelques jours l’ancien bâtiment qui abritait le conseil régional de Fatick a été démoli devant Matar. Le site devait servir de point de chute aux délogés. Cependant les vendeurs ne sont pas charmé pour ce terrain en face de la mer. « Malgré la démolition du bâtiment et le nettoyage, le site n’a pas encore d’électricité et est inondable. Il n’y a pas de toilettes et aucune sécurité. La nuit ici c’est le silence de cimetière. Qui ose laisser ses bagages ici » s’interroge cette dame.
Sur la RN1, les cantines en face de la caserne des sapeurs-pompiers qui jouxtaient la route ont été repoussées à bonne distance.

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