PLAN D’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE : UNE LOI PRÉVUE POUR ASSURER LA MISE EN OEUVRE INTÉGRALE

L’Anat (Agence nationale de l’aménagement du territoire) vise une meilleure appréhension de son nouveau plan. Le document, validé par le chef de l’Etat, le 24 janvier dernier, a fait l’objet d’un atelier de partage, ce mercredi 4 mars, 2020. Ce Plan national d’aménagement et de développement territorial (Padt) vise de profondes réformes spatiales. Son objectif, selon ses initiateurs, est de « promouvoir le développement du Sénégal à partir de ses territoires, par une bonne structuration de l’espace et une valorisation durable des ressources et potentialités ».

Ce nouveau plan, qui a sur sa ligne de mire 2035, remplace l’autre qui a avait été élaboré en 1997. Son processus d’élaboration, a été lancé le 30 décembre 2014 par la Commission nationale de l’Aménagement du Territoire (Cnat), présidée par le ministre de l’Aménagement du Territoire.

Un plan de trop ?

Vu le nombre de documents et d’initiatives élaborés dans le domaine de la décentralisation, l’on pourrait tenter de se demander si ce nouveau plan de l’aménagement du territoire ne serait pas un de plus ? Le Directeur de l’Anat répond par la négative. Selon Mamadou Djigo, des mesures d’accompagnement ont été mises en place pour l’aboutissement du plan qui vise la reconfiguration du territoire à l’horizon 2035. « Au moment d’élaborer ce plan, nous avons identifié l’ensemble des facteurs qui ont fait que le précédent plan n’était pas mis en œuvre. Nous avons décidé de proposer un certain nombre d’outils pour que ce plan soit mis en œuvre. Le premier outil, c’est la loi d’orientation. S’il y a une loi qui encadre ce plan, les gens respecteront la loi pour que le plan soit mis en œuvre sans entrave », pense Djigo.

Dans sa communication, le Dg de l’Anat a aussi annoncé d’autres outils comme l’Observatoire national du territoire. Sa mission sera de suivre l’évolution spatiale. « Nous avons proposé les axes, ce que l’on appelle les zones d’aménagement différées, cela nous permet d’éviter, dans un premier temps, les délits d’initier. Dans un deuxième temps, il permet de sécuriser les assiettes foncières destinées à la mise en place d’un certain nombre d’infrastructures », informe Mamadou Djigo


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