Soutien Total au Premier Ministre, Monsieur Ousmane Sonko, un bon musulman orthodoxe. Par Papa Jamil SARR

Il peut être controversé pour ses positions mais le courage de Sonko a été de dire publiquement que c’est le Prophète Mouhamad (saws) qui demeure sa seule constante en terme de boussole idéologique.

L’éducation donne à tous des chances égales de réussite. Elle s’inspire du droit reconnu à tout être humain de recevoir l’instruction et la formation correspondant à ses aptitudes sans discrimination de sexe, d’origine sociale, de race, d’ethnie, de religion ou de nationalité. Ce principe sacro-saint tiré de la loi 91-22 du 16 février portant loi d’orientation de l’éducation nationale, modifiée pose la pertinence d’éliminer toutes formes d’interdiction du voile dans une portion du territoire national, de surcroît dans les écoles si l’on sait qu’il y a au moins trois dimensions voire 04 quatres qui donnent blanc-seing scientifique à l’argumentaire de Monsieur Ousmane Sonko, mon frère musulman et orthodoxe assumé:

1- L’argument juridique

D’abord, l’Education nationale est placée sous la responsabilité de l’Etat, qui garantit aux citoyens la réalité du droit à l’éducation par la mise en place d’un système de formation. Les collectivités locales et publiques contribuent à l’effort de l’Etat en matière d’éducation. L’initiative privée, individuelle ou collective peut, dans les conditions définies par la loi, concourir à l’œuvre d’éducation et de formation. Ses principes ou dispositions, in extenso, de l’article 03 de la loi suscitée montre la prérogative régalienne de Monsieur Ousmane Sonko à discuter de la politique publique de l’éducation qui, comme le rappelle la loi, doit être respectueuse des normes. Aucun règlement intérieur ne peut fouler aux pieds ni la constitution ni une norme législative.

L’article 04 de cette loi règle définitivement même cette question du voile en mettant l’accent sur le principe de la laïcité. Ce principe signifie qu’une liberté de culte et de conscience est assurée à tous dans ces établissements. Cependant, il ne signifie pas que tout chrétien ou musulman doit y faire une propagande religieuse. Mais ils sont tenus de pratiquer librement leur religion sans offenser personne et comme le dit un officiel, “ une jupe devrait plus déranger qu’un voile.” Dire à une musulmane d’enlever son voile dans l’enseigne scolaire reviendrait à lui autoriser de faire ce que sa foi lui enjoint. Le port du voile est obligatoire en Islam. Pour les femmes, évidemment!!!

L’Article 5 du même texte législatif dit que l’Éducation nationale est démocratique : elle donne à tous des chances égales de réussite. Elle s’inspire du droit reconnu à tout être humain de recevoir l’instruction et la formation correspondant à ses aptitudes, sans discrimination de sexe, d’origine sociale, de race, d’ethnie, de religion ou de nationalité.

Selon toujours la même loi de 1991, « l’Éducation nationale reflète également l’appartenance du Sénégal à la communauté de culture des pays francophones, en même temps qu’elle est ouverte sur les valeurs de civilisation universelle et qu’elle s’inscrit dans les grands courants du monde contemporain : par-là elle, développe l’esprit de coopération et de paix entre les hommes » (article 5).

Je juge même nécessaire de renvoyer à l’abbé à une déclaration internationale sécrétée. Il s’agit de La Gravissimum Educationis, signée à Rome le 28 octobre 1965 et qui est la Déclaration sur l’éducation produite lors du IIᵉ concile œcuménique du Vatican, stipulant : « Tous les hommes de n’importe quelle race, âge ou condition, possèdent, en tant qu’ils jouissent de la dignité de personne, un droit inaliénable à une éducation qui réponde à leur vocation propre, soit conforme à leur tempérament, à la différence des sexes, à la culture et aux traditions nationales, en même temps qu’ouverte aux échanges fraternels avec les autres peuples pour favoriser l’unité véritable et la paix dans le monde. »

In fine, ce principe de laïcité est encore ostensiblement garanti au Sénégal par la loi fondamentale et le juge constitutionnel comme le juge administratif sont tenus d’être les derniers remparts de cette règle qui a toujours permis au peuple sénégalais de bien vivre en paix et en harmonie.

2- L’argument de bienséances sociales

Monsieur Ousmane Sonko en tant qu’autorité morale de l’Etat et juste après le Président de la République, n’a pas été discourtois dans son rappel à l’ordre. Il a juste rappelé les textes, rien que les textes. Il a été malheureusement calomnieusement répondu et avec une outrecuidance qui dépasse les bornes. L’apostropher “ jeune politicien nouvellement élu”, en sus de mots blessants et vexants, est un manque de respect criard à l’Institution qu’il représente et aux nombreux sénégalais qui l’ont élu. Ni Sonko ni Diomaye ne peuvent avoir de problème personnel avec la communauté chrétienne. Primo d’abord, l’ancien maire de Ziguinchor connait sans doute le plus les ressorts sociaux féconds du dialogue entre les religions pour avoir été Maire de la Ville traduisant le plus cette réalité. In fine, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Faye, a été moulu par l’excellent cadre scolaire chrétien de son terroir natal, Ndiaganiao. Il le dit même. Il en est un pur produit.

3- l’argument d’un manque de rigueur scientifique, de culture islamique et de mépris avoué

L’abbé dans sa réponse glisse sur un terrain dangereux: un nihilisme des textes de l’Islam. Il a carrément tourné en dérision le Coran en parlant de falsification de l’histoire. Pour l’Islam, Jésus n’est pas crucifié ni tué. Le Coran dans la sourate 04, V157 explique: – et à cause leur parole: « Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager de Dieu »… Or, ils ne l’ont ni tué ni crucifié; mais ce n’était qu’un faux semblant! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l’incertitude: ils n’en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l’ont certainement pas tué.”

Il n’y a pas lieu de revenir sur cette vérité divine et ineffaçable. Qu’Allah pardonne la maladie des coeurs et celle de l’ignorance!!!

4- l’argument de la dangerosité de mêler politique et religion.

Ce qui a été plus dramatique a été de constater qu’il y a eu des citoyens et des acteurs politiques qui, par haine pour Pros, ont semblé rejoindre le camp du petit Abbé, impoli et ignorant. Un glissement très dangereux car il ne faut pas confondre le champ religieux et le champ politique. Ce soutien organisé ou caché à l’Abbe témoigne d’une tortuosité inimaginable juste pour voir la liquidation médiatique d’un adversaire en un jour, alors que l’Islam est atemporel. C’est juste ahurissant la maladie spirituelle de certains musulmans qui doivent dare-dare cultiver l’amour du prochain et la prudence si on le porte pas dans son cœur. Il y a pour terminer, la nécessité pour nous musulmans, d’être lucides et vent debout contre les pourfendeurs de la religion et de la Sunna du Prophète.

Papa Djamil Sarr,
PDG de Jamil Holding Sarr
Souteneur de Monsieur Ousmane Sonko dans le débat sur le voile
Défenseur opiniâtre de notre Khalife Serigne Babacar Sy Mansour, qui a alerté depuis des années sur le laxisme de l’Etat en global.


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