Un Bougha cache un MECky
Depuis hier, des tombereaux de quolibets ont rendu Seydina Fall, alias Boughazelli, l’homme le plus chahute du Senegal de ces dernieres 24 heures.
C’est…injuste. Celui qui merite d’etre au piquet, a sa place, n’est autre que Macky Sall, qui l’a sorti de son anonymat de simple acteur dans les jeux ludiques de quartier pour en faire une figure nationale, desormais au coeur du debat sur la mal-gouvernance du Senegal.
Qui a sorti Bougha des griffes de la securite et de la justice ? Ses aveux, filmes et vus de tous, hier, ne lui offraient aucune chance d’echapper a son sort carceral.
Qui a exige sa liberation? Qui lui a donne le culot de revenir, par la bande, et, sans sourciller, nous narguer en nous disant que Macky Sall serait le candidat de l’Apr, en 2024. Contre toute logique. Frauduleusement, bien sur!
Les regimes politiques generent les avatars qui leur ressemblent: Farba Ngom, Oumar Youm, Aliou Sall, Mamour Diallo, Mame Mbaye Niang, Ibrahima Agetodjeh, Mansournois Faye, Matar Ba, Boughazelli, Milouche Sall et autres calamites humaines ne pouvaient pousser, comme champignons en hivernage, que dans un ecosysteme portant la griffe de Macky Sall.
Sous Senghor, meme faire une faute minime de francais pouvait couter son poste a l’auteur.
Sous Diouf, l’administration etait une realite infrangible.
Sous Wade, les pantins savaient les limites de leur zoo.
Macky Sall, lui, a son image, a fait sauter toutes barrieres: l’Etat par terre, la criminalite financiere etendue a perte de vue, la democratie transformee en torchon, la securite, privatisee, la justice, une milice judiciaire privee; bref tout y est permis en suivant les regles d’une anomie qui servent ses complots.
Les trafiquants de drogue, comme ces 2 Allemands liberes il y a deux ans par Malick Sall connaissent l’element de langage qui marche: « naniouko gerer fii ».
Boughazelly n’est donc que l’incarnation d’une chienlit dont les manifestations a venir feraient tomber toutes les Republiques du monde, reunies.
C’est Macky Sall, son geniteur institutionnel, qui est le vrai coupable.
Nul autre que lui ne doit faire l’objet de l’ire et de la derision des Senegalais. Boughazelli n’etant que l’instrument du destin pour demasquer le Pablo Escobar qui a fini de tuer tout espoir dans ce pays pour en faire un Etat voyou, narcotique, faussaire, fraudeur, failli, pris d’abord a la gorge par une psuvrete meurtriere au milieu d’un mepris de tous les droits constitutionnels.
Biughazelli, oui yakhou nga, mais ne lache pas Macky: sans lui, tu vivrais encore de ton art de faux lion. C’est lui qui t’a donne l’idee de passer a la vitesse superieure. Il est vrai qu’il est le Khalife General Koulou Todjeman (Kgkt), muni de son sceptre de Boucher, d’assassin.
Entre gredins, vous devez vous parler. On vous filme, nak !
Adama Gaye

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